Ce qu’il me manque : un dimanche chez les Martin
Assise à la table familiale, j’ai compris que ma vie ne serait jamais adéquate aux petites annonces du bonheur auxquelles je croyais enfant. Entre les silences pesants de mon père et la comédie du sourire de ma mère, je tente d’exister, espérant qu’un geste suffise à tout réparer. Et pourtant, le manque de fiabilité, qui me ronge chaque fois que les promesses s’effacent, me laisse seule face à la solitude et à la frustration d’aimer ceux qui ne savent qu’effleurer.