La porte fermée de la rue Claude Bernard

La porte fermée de la rue Claude Bernard

Tout a chaviré ce mardi de novembre, dans le salon étroit surchauffé où la voix de mon père claquait contre les murs. C’est ce jour-là, entre deux portes et trois silences gênés, que j’ai compris que grandir ne voulait pas simplement dire quitter le nid; parfois, c’était se battre pour garder sa dignité. Aujourd’hui encore, je me demande jusqu’à quel point on doit se battre pour ce qu’on croit juste, surtout face à ceux qu’on aime.